L’utilisation des véhicules équipés d’un moteur à combustion, et fonctionnant avec des carburants fossiles tels que l’essence, le gasoil, ou encore tout carburant dérivé du pétrole, est soumise à des réglementations internationales visant à contrôler et réduire les émissions de gaz polluants. Toutefois, en dépit de ces réglementations, la quantité des émissions polluantes ne cesse d’augmenter, mettant en péril notre planète. Pour essayer d’apporter des solutions à ce problème et réduire de notre empreinte environnementale, l’électrification des différents moyens de transport a le vent en poupe depuis quelques années déjà. Voitures électriques, scooter électrique et bus électriques, désormais, nos moyens de transport ne peuvent que devenir plus respectueux de l’environnement.

Energies renouvelables et véhicules propres

Afin de réduire de la forte présence d’émissions polluantes des véhicules dans l’air, en particulier dans les villes et les zones à forte densité urbaine, plusieurs dispositifs ont été mis en place par les collectivités locales afin de contrôler la qualité de l’air. Ces dispositifs permettent de déclencher trois niveaux d’alertes en fonction de la quantité des substances nocives présente dans l’air (SO2, NO2, O3, CO2, etc.). Un tel dispositif est à même d’inciter les gens à faire plus attention à leurs habitudes en matière de transport et de déplacement.

De leur côté, les constructeurs automobiles se tournent de plus en plus vers la fabrication de véhicules propres respectant les normes anti-pollution.

Parmi les différentes solutions disponibles aujourd’hui pour la fabrication de véhicules propres et respectueux de l’environnement, on retrouve :

  • les véhicules GPL (Gaz de pétrole liquéfié) qui émettent moins de substances toxiques dans l’air contrairement aux véhicules fonctionnant à l’essence et au diesel,
  • les véhicules électriques qui ne rejettent absolument rien dans l’atmosphère. En revanche, leurs batteries et leur alimentation en courant, issue essentiellement des centrales nucléaires, présentent de nombreux dangers sur l’environnement,
  • les véhicules hybrides qui permettent de réduire des émissions des gaz à effet de serre en alternant entre l’utilisation des batteries rechargeables et les carburants fossiles. Il s’agit d’une solution intermédiaire qui se présente actuellement comme une excellente alternative aux véhicules circulant aux carburants fossiles,
  • les véhicules électriques fonctionnant avec des batteries rechargeables à l’hydrogène.

Bien entendu, si ces solutions promettent de réduire l’impact négatif des émissions à effet de serre sur l’environnement, elles ne sont pas accessibles à tous. En ce sens, d’autres solutions peuvent être envisagées, telles que l’utilisation des véhicules à essence au lieu des véhicules gasoil, privilégier le covoiturage ou encore l’utilisation des moyens de transport en commun. Ces derniers sont également concernés par cette évolution de l’exploitation des énergies renouvelables pour la mise en place d’un réseau de transport en commun doux et efficace.

energies-renouvelables-transports

Les solutions électriques pour les transports en commun

L’électrification des véhicules présente de nombreux atouts pour diminuer l’impact des émissions de gaz toxiques. Toutefois, cette solution doit être exploitée de façon judicieuse afin de bien rentabiliser son véhicule hybride ou tout autre moyen de transport électrifié.

Pour les particuliers utilisant des véhicules hybrides, il est important de savoir que l’utilisation fréquente du véhicule est l’unique garant de l’amortissement de l’impact relatif à la fabrication de la batterie rechargeable. Afin d’utiliser le véhicule uniquement en mode électrique, la batterie doit être rechargée tous les jours afin de pouvoir effectuer des trajets d’environ 50 km, ce qui est loin d’être négligeable lorsqu’on utilise son véhicule en ville. De la sorte, vous contribuez efficacement à l’amélioration de l’impact environnemental de votre véhicule.

Actuellement, l’accès aux véhicules hybrides est quelque peu contraignant au vu de leur coût onéreux. D’ici 2030, il est prévu de réduire davantage le prix d’acquisition d’un véhicule hybride afin de démocratiser son utilisation.

D’autre part, l’électrification des moyens de transport en commun promet de contribuer davantage à l’amélioration de l’empreinte environnementale. Parmi les moyens de transport collectifs concernés par cette technologie, on retrouve le bus électrique. Même si la fabrication de batterie rechargeable plus puissante peut s’avérer néfaste sur l’environnement, il faut savoir que de par les distances parcourues en bus (environ 40 000 km/an dans une ville), ce bus permet d’amortir rapidement l’impact de la fabrication de la batterie. En dépit de ces atouts, le bus électrique reste pour le moment une solution très coûteuse à mettre en place. Dès lors, le bus hybride serait déjà un premier pas afin de réduire de notre utilisation des bus conventionnels.

Enfin, quelles que soient les technologies déployées afin de réduire de répondre efficacement aux défis environnementaux relatifs à nos transports, il est primordial d’opérer pour un changement global dans les comportements des habitants. Ces technologies, auxquelles pourront s’ajouter d’autres d’ici quelques années, ne sont là que pour accompagner justement la volonté des citadins à revoir leurs habitudes en matière de déplacement, afin d’améliorer leur impact environnemental.